Le saut dans le Co-vide !

Ce ne sera pas fini avant que ça soit fini ! (sic)

Déjà 57 jours 5 heures 33 minutes de déconfinement !

Quels mots pour le dire ?

Nos langues sont vivantes. Elles le sont encore plus lorsqu’un sujet d’actualité truste toute l’énergie médiatique et le coronavirus en est un exemple remarquable.

Omniprésent dans les infos (challenge : cherchez une information qui n’y est pas reliée), il est devenu la plaque tournante de nos conversations. Le langage s’y est adapté et les néologismes et autres locutions nouvelles (ou remises au gout du jour) font fureur :

Que de mots

A tout seigneur tout honneur, le Covid-19 ou SARS-COV-2 (le premier terme désignant soit la maladie induite, soit le virus par extension, le second le virus seulement), ce fameux coronavirus devenu l’objet de toutes les attentions. La famille des coronavirus vient de faire une entrée fracassante dans les langues du monde entier.

Relayés jusqu’à la nausée par des médias en manque d’imagination sont arrivés ensuite les mots de la contamination : cluster, pandémie, contagiosité, comorbidité, asymptomatique ou encore quatorzaine. Certains n’ont fait que sortir du cercle restreint où ils étaient utilisés (pandémie, contagiosité, comorbidité, asymptomatique), d’autres ont changé de registre d’utilisation (cluster), d’autre enfin ont été de toute pièce pour répondre au besoins médiatiques du moment (quatorzaine dérivé de quarantaine).

Nous voilà, du jour au lendemain, promus, par la magie de notre langage, virologue ou expert de maladies transmissibles. Les “patients zéro” et “masques FFP2” émaillent nos phrases. Nous apprenons les “cas contact“, les “gestes barrière” et devenons spécialistes en “distanciation sociale“. Avant même d’être touchés (et espérons que ça ne sera jamais le cas) nous avons tous les symptômes d’une “pandémanie aiguë” et par cette dernière locution je revendique le droit d’inventer mes propres termes !

Et alors ?

Au dire d’experts, cette appropriation par le langage est normale et plutôt saine. Nous mettons des mots sur nos maux. Nous avons besoin de nous situer par rapport à ce qui se passe et le langage nous aide à créer une identité de groupe.

Une petite touche de frivolité avant de clore cet article. Pour combler les vides autour de nous, il a fallu aux uns et aux autres inventer là-aussi : le “clapping” quotidien de 20 heure, les “cloud rave” ont déporté à domicile les rave et autres teknival, quant à “l’apéro skype” inutile de vous préciser ce que c’est 🙂

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